Projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques : Toujours plus de souplesse pour les employeurs et moins de sécurité pour les salariés

16 fév 2015 Actualité publique

Alors que le chômage n’a jamais été aussi élevé en France, les députés ont adopté ce week-end les articles du projet de loi qui facilitent encore un peu plus les licenciements économiques et limitent l’obligation des employeurs de reclasser les salariés victimes de ces licenciements.

Un an et demi après la refonte du droit des licenciements économiques voulue par les signataires de l’ANI du 11 janvier 2013 et loi du 14 juin 2013 dite de sécurisation de l’emploi, force est de constater que la pensée des tenants du libéralisme économique et social continue de dominer malgré l’échec cuisant de cette politique sur le front de l’emploi.

Force Ouvrière dénonce notamment le danger et la place laissés à l’arbitraire de l’employeur s’agissant du périmètre des critères d’ordre des licenciements.

Force Ouvrière s’insurge par ailleurs d’une nouvelle forme de validation rétroactive des  licenciements économiques prononcés alors que  la décision d’homologation de l’administration du travail a été annulée.

FO estime urgent et indispensable de repenser les politiques économiques, industrielles et fiscales  face au chômage et revendique la fin des mesures de flexibilité.

Il vous est sûrement déjà arrivé de fasciculer

Vous avez sûrement déjà ressenti une paupière ou un muscle trembler sans aucune raison. Cette sensation désagréable s’appelle la fasciculation, et peut se produire sur tous les muscles. Elle est causée généralement par l’anxiété ou la fatigue, et la seule manière de l’arrêter est de se détendre pour relâcher le muscle.

Chiffres du chômage 2014 : Encore une année sombre sur le front de l’emploi

28 jan 2015 Actualité publique

Mercredi 28 janvier 2015

 

Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi pour le mois décembre 2014 sont, une nouvelle fois, en augmentation.

Près de 3.5 millions de personnes sont désormais inscrites à Pôle emploi, sans aucune activité et à la recherche d’un emploi (cat. A), ce qui représente une augmentation de 0.2 % sur un mois. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’élève à 5 218 200 en France métropolitaine fin décembre 2014 (5 521 200 en France y compris DOM). Ce nombre augmente de 0,8 % (soit + 41 900 personnes) au mois de décembre.

Sur l’année 2014, le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi et tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi (cat A, B et C) a augmenté de 6.4 %, passant désormais de 4.9 millions de personnes à plus de 5.2 millions. Et les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans sont particulièrement touchés avec, sur l’année, une augmentation de plus de 10%.

Force Ouvrière considère que, ni l’entrée en vigueur des mesures libérales du projet de loi dit « pour la croissance et l’activité », ni les aides financières versées aux entreprises dans la cadre du « pacte de responsabilité » sans aucune obligation ne sont de nature à améliorer la situation sur le marché de l’emploi pour l’année 2015.

Pour FO, retrouver de la croissance créatrice d’emplois suppose de changer de politique macro-économique tant au niveau national qu’européen, d’adopter des mesures de relance de l’investissement productif, de la consommation, des augmentations de salaires, traitements et pensions. Cela suppose également pour FO de mettre fin à la diminution des dépenses publiques qui, dans un cadre récessif, accroit finalement la dette et augmente le chômage.

C'est une belle marque de reconnaissance

26 jan 2015 Actualité publique

Crit FO FEC SERVICE,

Par la présente, je tenais sincèrement à vous remercier pour votre compréhension, votre disponibilité, votre réactivité ainsi que vos résultats.

Nous ne sommes pas assez conscient de l’importance des syndicats au quotidien dans notre vie professionnelle, on se dit que cela arrive toujours aux autres mais que nous sommes intouchables, jusqu’au jour où il est trop tard.

Je ne pense pas que j’aurais pu en arriver là sans vous tant cette affaire semblait mal engagée. Grâce au syndicat FO-Crit, j’ai pu me sentir soutenue et surtout comprise. Encore merci.
Bien cordialement,

Fanny.

4 milliards d’euros dorment sur des comptes de personnes décédées

D’après la Cour des comptes, en France, 654 000 centenaires ont toujours un compte en banque. Sachant que la France a environ 20 000 centaines vivants, l’écart appartient à des personnes aujourd’hui décédées. Entre ce compte en banque et leur assurance vie, ce sont plus de 4 milliards d’euros qui dorment aujourd’hui, au grand profit des banques.

4 milliards d'euros dorment sur des comptes de personnes décédées

D’après la Cour des comptes, en France, 654 000 centenaires ont toujours un compte en banque. Sachant que la France a environ 20 000 centaines vivants, l’écart appartient à des personnes aujourd’hui décédées. Entre ce compte en banque et leur assurance vie, ce sont plus de 4 milliards d’euros qui dorment aujourd’hui, au grand profit des banques.

LE CDI INTERIMAIRE : NOUVEAU MARCHE POUR LE PATRONAT, PAUVRETE POUR LES INTERIMAIRES

15 jan 2015 Actualité publique

Le patronat de l’intérim (Prism’emploi) et les organisations signataires de l’ANI (CFDT – CFTC – CFE-CGC) ont créé le « CDI pour les intérimaires ». Le Prism’emploisalue une « avancée sociale majeure » ; les organisations signataires saluent la création d’une banque gérant des comptes d’entreprise. Force ouvrière – représentée par sa Fédération des employés et cadres – n’a pas signé cet accord.

 

Le CDI intérimaire devrait concerner 20 000 personnes sur trois ans sur une population de 2 millions de salariés intérimaires, soit 1% du total. Quant à l’objectif de sécurisation des parcours, le patronat s’est engagé sur 4% de cette population, celle effectuant au moins 800H de missions dans l’année. Un objectif difficile à atteindre pour le patronat de l’intérim, dont le CDI n’est pas la référence !

Pour le salarié, le CDI intérimaire est d’abord une perte d’argent puisqu’il perd son indemnité compensatrice de congés payés et son indemnité de fin de mission. Une garantie minimale mensuelle est prévue mais, faible et conditionnée, elle pourra être inférieure à l’indemnité d’assurance chômage qu’aurait perçue l’intérimaire en contrat de travail temporaire. De fait, le salarié intérimaire est donc appelé à se financer lui-même ses intermissions…

Pour le salarié, le CDI intérimaire est ensuite une perte de liberté. En effet, les intérimaires ciblés sont ceux qui disposent d’une réelle capacité de négociation en raison de leur qualification très recherchée (15 à 20 000 intérimaires). Or, ils pourront se voir imposer une clause d’exclusivité. En outre, une clause de mobilité est prévue, au minimum de 50KM et 1H30 (aller), ce qui est plus sévère que les règles posées par Pôle emploi. Des offres raisonnables de missions sont mises en place : par exemple, le salarié qui refuse une mission dont la rémunération est 70% inférieure à taux horaire de la précédente commettra une faute qui justifiera son licenciement pour cause réelle et sérieuse. Cette « descente en escaliers » ne connaît pas de plancher, comme l’a fait remarquer une organisation signataire…

S’agissant de la soi-disant sécurisation des parcours, une « banque » dotée de 60 millions d’euros et gérant des comptes d’entreprise est créée. Les conditions d’utilisation de ces sommes seront à définir et le patronat a déjà prévenu qu’à la fin d’une période de trois ans les entreprises pourront récupérer les sommes déposées. Par ailleurs, si des actions de formation sont financées par ce fonds, elles le seront en contournant les règles fixées par l’OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) qui gère les fonds de la formation. Concrètement, il ne sera pas vérifié si l’action est qualifiante ou certifiante, et si la mission sur laquelle l’intérimaire est délégué correspond à cette formation, notamment quant à la rémunération versée. Ce fonds pourra même financer des actions de formation non imputables, c’est-à-dire des actions qui ne sont pas considérées par la législation comme des actions de formation.

En échange, les organisations signataires se sont engagées à ne pas revendiquer de surcotisation sur les contrats courts (250 à 400 millions d’euros d’économie) quand les CDD seront soumis à cette mesure. Une logique surprenante quand on sait que la durée moyenne d’une mission d’intérim est de 9,1 jours et que plus de 80% des missions durent au plus deux semaines (chiffres Pôle emploi sur les durées des missions 2012). De belles perspectives pour le patronat de l’intérim qui rêve de mettre les CDD en intérim, à défaut de pouvoir les changer en CDI !

Au final, pari gagné pour le patronat qui agrandit son marché, tout en rendant captive sa main d’œuvre la plus rentable. La sécurisation des parcours attendra…

Les signataires espèrent que le texte pourra être applicable en l’état, une annexe prévoyant les textes législatifs qu’ils ne souhaitent pas appliquer.

Au contraire, Force ouvrière a toujours dénoncé une négociation portant sur un objet illicite, le CDI intérimaire n’étant autre chose qu’un prêt de main d’œuvre à but lucratif, qui demeure encore un délit en droit français. Elle a rappelé qu’au regard des textes européens ce CDI permettait de déroger au principe d’égalité de traitement et avait été utilisé dans les pays voisins pour détricoter les législations du travail.

FORCE OUVRIERE se tient en état de vigilance sur les suites que le gouvernement et le législateur entendent donner à cet accord.